




Martin d’Orgeval
Establishment forever
14 novembre – 24 décembre 2009
Vernissage le 14 novembre 2009
5 bis, rue des Haudriettes 75003 Paris
BIOGRAPHIE / BIOGRAPHY :
Martin d'Orgeval est né à Paris en 1973, où il vit et travaille.
Martin d'Orgeval was born in Paris in 1973, where he lives and works.
Personal Exhibitions Solo Exhibitions
2009 Touched by Fire, Adamson Gallery, Washington D.C.
Touché par le feu, Deyrolle, Paris
2008 Réquisitoire, Maison de la photographie, Lille
2007 Pâques, Galerie Ghislaine Hussenot, Paris
Réquisitoire, Maison Européenne de la Photographie, Paris
2006 Pâques, Scuderie di Palazzo Ruspoli, Rome
Pâques, Museo Archeologico Nazionale di Napoli, Naples
Collective Exhibitions Group Exhibitions
2008 Notabene, Villa Oppenheim, Berlin, organisée par / curated by Hubertus von Ameluxen et Dieter Appelt
Nature Fragile. Le Cabinet Deyrolle, Musée de la Chasse et de la Nature, Paris
2007 Ce qui bouge ne se voit pas, Transphotographiques, Tri Postal, Lille, organisée par / curated byFrançoise Paviot
Nuit Blanche Off, Paris
2006 Formen + Felder, Schwarze Kunstwerke aus der Sammlung Biedermann (Formes + Champs, Aspects du Noir dans la collection Biedermann), Städtische Galerie Villingen-Schwenningen
Monographies Monographs
2009 Touché par le feu (Touched by Fire), Steidl, Göttingen
2007 Réquisitoire, Editions du Regard, Paris
2006 Pâques, Steidl, Göttingen
Livres et Catalogues Other Books and Catalogues
2008 Art is Arp, cat. exp. / exh. cat. Musée d'Art moderne et contemporain, Strasbourg, commissaire : Isabelle Ewig ; « Tables rases », portfolio, pp. 153-160
Notabene, cat. exp. / exh. cat. Villa Oppenheim, Berlin. Textes de Hubertus von Ameluxen et Dieter Appelt
Nature Fragile. Le Cabinet Deyrolle, cat. exp. / exh. cat. Musée de la Chasse et de la Nature, Paris, Beaux-Arts éditions. Textes de Louis-Albert de Broglie, Patrick Mauriès, Claude d'Anthenaise
2006 Formen + Felder, Schwarze Kunstwerke aus der Sammlung Biedermann (Formes + Champs, Aspects du Noir dans la collection Biedermann), cat. exp. / exh. cat. Städtische Galerie Villingen-Schwenningen
Site internet
www.martindorgeval.com
www.galeriehussenot.com
QUELQUES MOTS DE L'ARTISTE :
« Dix-huit photographies, métaphores de l’establishment et de la ruine de l’âme qui, inéluctablement, accompagne sa quête de pouvoir.
Dans un bâtiment d’il y a cent ans, ou plutôt son squelette, a été arraché tout ce qui rend un lieu vivable : murs, escaliers, eau courante, radiateurs, par endroits le sol, le plafond. Ne restent que traces, fenêtres calfeutrées, bouchées, planchers rapiécés, fils électriques pendants.
Mon regard s’accroche à des scories qui racontent l’hypocrisie, l’étouffement, la déchéance de certaines prétendues grandeurs : une carafe en plastique pleine de clous, « bonheur » calligraphié à l’or sur fond rouge en chinois, un masque de chantier, une pelle à déchets. Au milieu de ce néant, un cabinet poussiéreux, arraché à une salle de bain détruite elle aussi.
Face à ce que Georges Bataille pourrait appeler pourriture, j’éprouve du dégoût, mais je suis séduit. Je me laisse aller au plaisir de la contemplation malsaine, peut-être morbide. Au contact de ce qui me révulse et m’effraie, je deviens pourtant cynique et tombe dans l’indifférence morale. Peu me chaut de juger et condamner une caste. Je préfère me laisser entraîner par cette délectation ambigüe, coupable, contre nature, qui m’attire comme une muse. J’attends que son emprise sur moi s’accroisse, se renforce, se prolonge – comme tout pouvoir, qui naturellement aspire à s’exercer et à s’étendre.
Des ordures, une fleur peut naître. Voici mes fleurs. »
A FEW WORDS FROM THE ARTIST :
"Eighteen photographs, metaphors of the Establishment and the ruin of the soul which inevitably accompanies the quest for power.
In a century-old building, or rather its skeleton, everything that makes a place livable has been torn to pieces: walls, stairs, running water, radiators, parts of the floor and ceiling. All that remains are traces of what used to be, sealed or boarded-up windows, hastily repaired floors, hanging electric cables.
My eye is attracted to this residue that speaks of the hypocrisy, oppressiveness and decadence of certain forms of self-proclaimed greatness: a plastic jug full of nails, the word ‘happiness’ inscribed in gold Chinese characters on a red background, a builder’s protective mask, a shovel for shifting waste. In the midst of this oblivion lies a dusty toilet, torn out of a bathroom that has also been destroyed.
When faced with what Georges Bataille might have called pourriture (‘rot’), I feel both disgusted and attracted. I give myself up to the pleasure of unwholesome, perhaps morbid contemplation. In the presence of what revolts and terrifies me, I become cynical and fall into moral indifference. It matters little to me to judge and pass sentence upon a caste. I prefer to let myself be carried along by this ambiguous, guilty, unnatural delectation that lures me like a muse. I wait for its power over me to grow, become stronger and extend – like all power, which naturally aspires to exercise itself and to spread ever further abroad.
A flower can bloom in the rubbish. Here are my flowers"
Jacques Shu
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